La reprise après la trêve hivernale ne fut encore pas d'une grande réussite. Pourtant tout avait si bien commencé... Grâce à une superbe reprise de volée,
Habib Beye allait en effet ouvrir la marque dès la quatrième minute de jeu sur un corner tiré une nouvelle fois par Samir Nasri. Ce début de match en fanfare se poursuivait par de quelques beaux enchaînements qui laissaient présager une belle suite d'année 2006.
Un des premiers tournants du match fut peut-être le rush d'Oruma à la 28e minute de jeu. Le nigérian allait rater son "un contre un" face à Itandje pour une première balle de break. Quelques minutes plus tard, c'est Delfim qui allait buter sur le gardien lensois (38e) pour une nouvelle grosse occasion marseillaise. Ne pas parvenir à creuser l'écart est vraiment le point faible de cette équipe olympienne qui n'a d'ailleurs gagné qu'un seul match avec plus d'un but d'écart (c'était contre Metz, victoire 3-1 au Vélodrome le 25 septembre dernier...).
Mais le sort de ce match tournait le dos aux lensois quant à la 44e minute, Itandje allait sortir très loin de sa cage pour dégager un ballon en touche. Pris dans son élan, le portier sang et or allait alors reprendre le cuir dans ses bras afin de retourner tranquillement dans ses buts et éviter ainsi aux phocéens de jouer rapidement la touche. Mais cette manière de faire n'allait évidemment pas être du goût de Ribéry qui ne se gênait pas pour le faire remarquer à Itandje. S'en suivit une classique échauffourée qui au bout du compte allait se terminer par un carton rouge au goal lensois et un jaune à Ribéry. Réduits à 10, on pensait alors que les hommes de Francis Gillot allaient souffrir en seconde période.
C'est en fait à partir de là que les choses ont commencé à se gâter. Alors qu'on pensait que devant leurs supporters, les marseillais allaient emballer cette seconde période et fournir du jeu en pressant les lensois, il n'en fut rien. Pire, on allait même assister à une deuxième période très -et même trop- prudente des hommes de Jean Fernandez qui ne se créèrent pas la moindre occasion. Et ce qui devait arriver arriva. A un quart d'heure de la fin, sur un corner dévié de la tête par Alou Diarra, Hilton réussissait à égaliser...
Dans un sursaut d'orgueil, on espérait encore que les olympiens allaient réussir à renverser la tendance mais même si Niang parvenait à se créer une dernière occasion, il était écrit que les marseillais ne méritaient pas de gagner cette rencontre.
Ne dit-on pas que la chance sourit aux audacieux ? Pour ne pas avoir fait leur ce dicton, les phocéens ont laissé échapper plus que deux points précieux ce soir. Mais plus que cela, c'est l'inquiétude qui prime à l'issue de cette rencontre. Certes, on savait que Lens était une bonne équipe... mais de là à penser qu'à dix contre onze, les olympiens ne parviendraient à bousculer cette formation ! D'autant que pour l'instant, les Beye, Niang, Oruma ou autre Taiwo sont encore bien présents. Et si avec tous ces atouts et vu l'état peu avancé du mercato, les marseillais n'arrivent pas à l'emporter, on peut raisonnablement penser que ce mois de janvier va être très difficile. On sait en plus que la deuxième partie du championnat olympien va être très dure à négocier : il ne faudrait donc pas continuer à perdre des points à domicile sinon de difficile, la tâche va devenir impossible...
Bref, il ne nous reste plus qu'à espérer que si les joueurs manquent d'ambition sur le terrain, les dirigeants ne vont pas en manquer en coulisses. Car cette honorable septième place avant la trêve ne doit pas non plus cacher les lacunes existantes de cette équipe. Il est encore temps de faire le nécessaire... alors de grâce, messieurs les dirigeants, arrêtez de parler et agissez maintenant !
Merci à
OMNET, car en ce moment j'ai pas trop le temps alors j'ai pris leur résumé....bah ouais désolé :(
Merci et laissez vos commentaires svp :)